Comment WeWork a été sauvée par le Covid-19 - 02/06/2040

Mis à jour : juin 3

Qui pourrait aujourd’hui penser que WeWork a, un jour, failli s’écrouler? Le titan des espaces de coworking, aujourd’hui le lieu de réunion et de travail des plus grandes entreprises, a pourtant failli complètement disparaitre en 2019.

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En effet, à l’époque, le fondateur de la compagnie se faisait éjecter de son siège, à juste titre, pour des investissements plus qu’injustifiés, des dépenses dispendieuses pour son compte et celui de son épouse et une gestion trop désordonnée pour mener l’entreprise sur le chemin d’un développement à long terme.

A ceci s’ajoutait un investisseur de départ, SoftBank, trop crédule et trop préoccupé par une rentabilité à court terme pour s’intéresser à la solidité financière réelle de l’entreprise.


C’est ainsi qu’en fin d’année 2019, l’entreprise faisait la une des médias, pas seulement financiers, licenciait des milliers de salariés et se préparait à tomber de la falaise des grands projets ayant échoué par mégalomanie et gestion irresponsable.

Mais le Covid-19 est arrivé, le monde s’est arrêté et, pour des millions d’employés dans le monde, revenir au travail s’avérait une activité risquer. L’équation était dur à résoudre: rester à la maison et perdre son emploi ou aller au bureau au risque d’être contaminé et de contaminer sa famille…

Alors bien sûr les géants de la tech avaient alors permis à leurs salariés de continuer, de façon illimitée, à travailler à domicile. Mais ce n’était clairement pas le cas de la grande partie des entreprises, encore trop influencées par la “culture du bureau” héritée des années 40-50 (1940-1950 s’entend!) où le présentéisme était une attitude valorisée et remerciée par les employeurs et managers boomers.

Pour autant, au fil des mois, des années, les mentalités ont évolué. Les résurgences épidémiques ont eu raison d’une culture anachronique où être présent 8 heures, même pour ne rien faire, était mieux vu que de travailler de façon flexible mais efficace.


C’est l’opportunité qui a fait le larron. Débarrassé d’un fondateur fantasque, l’entreprise WeWork s’est rapidement racheté une conduite. Menée par une nouvelle équipe de direction (qui a pris la suite de l’équipe de transition mise en place au départ du fondateur), la nouvelle direction y a vu sa chance: offrir des espaces de travail aux entreprises pour tenir réunion, rencontres, “socialisation” et éviter ainsi aux entreprises de payer des loyers pour des bureaux vides.


Grâce à un système d’abonnement payé par les employeurs, les espaces WeWork ont même donné la possibilité aux entreprises d’enregistrer leur siège social au sein de leurs espaces et ont développé des services de gestion pour faciliter la coordination des réunions, des rencontres…


Bien évidemment, beaucoup sur ce marché ont engagé les mêmes initiatives mais, compte tenu de sa position encore relativement prédominante sur le marché, et après avoir convaincu l’investisseur initial de repartir dans l’aventure (après moults procédures judiciaires), l’entreprise a réussi un tournant et une renaissance rarement vue, qui fait aujourd’hui la joie des étudiants en classes de business. D’ailleurs, même les écoles s’y sont mises puisque, en 2032, la première école partiellement hébergée dans un espace de co-working dédié a vu le jour.


Bien des situations nous ont surprises à l’issue de cette pandémie. Mais l’histoire de WeWork a clairement été l’un des épisodes les plus surprenants!

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