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Habitudes alimentaires, l’holothurie s’invite dans vos assiettes - 03/10/2039

Le développement des viandes artificielles a relancé une mode régulière à l’échelle globale de s’intéresser à de nouvelles sources de protéines pour l’espèce humaine. Plus que n’importe quelle source de protéine, celles qui seraient le plus facile à élever, avec le meilleur rendement physiologique et le moindre impact environnemental.

Autant dire que les inconnues de cette équation ne sont pas faciles à atteindre! Des chercheurs de l’Université de la Polynésie ont peut-être trouvé une solution! Une thèse récemment soutenue à l’Université sera peut-être à l’origine de l’arrivée prochaine de l’holothurie dans votre assiette.


Bien sûr, vous nous direz que cela n’est pas nouveau et qu’il n’est pas nécessaire d’avoir un doctorat pour savoir que l’holothurie est comestible! Le marché asiatique a toujours été un marché friand de ces fameux concombres de mer! Et Tahiti a pendant longtemps cherché un moyen de s’ouvrir les portes de ce marché juteux sans trop impacter l’écosystème marin.


Et c’est bien la là nouveauté de ce groupe de chercheurs récemment diplômés. Ils ont en effet récemment fait une percée scientifique sur 2 éléments:

  • Les modalités de reproduction de l’animal,La modification génétique de sa structure pour en faire une “viande” au goût plus proche que le goût d’une viande traditionnelle.

  • Les chercheurs se sont emparé d’éléments génétique du tardigrade pour accélérer de façon organique (donc sans antibiotique ni additif) le rythme de développement des holothuries tout en limitant l’apport nutritionnel nécessaire (et donc l’impact environnemental en cas de production à grande échelle) pour favoriser ce développement.

De quoi faciliter la production en ferme hors-lagon et à un rythme suffisant pour développer un rythme de production soutenable pour les besoins du marché.

En complément, la manipulation génétique de l’animal a permis de créer un produit final plus proche du goût du poulet que du goût originel de l’holothurie, qui ne satisfaisait pas les palais de nouveaux marchés hors marchés asiatiques.


Le travail en laboratoire doit maintenant passer en production commerciale suite à un accord passé avec un groupe de distribution alimentaire local qui a financé la recherche initiale.


Mais reste encore à passer la phase de validation sanitaire et à ce niveau, beaucoup reste à faire car certaines associations de protection de l’environnement et des droits animaliers ont déjà prévu les actions nécessaires pour empêcher la commercialisation d’une viande animale qui, selon eux, est le fruit de manipulations scientifiques non conforme à l’éthique en matière génétique.


Et reste aussi à convaincre les consommateurs de la pertinence d’une telle “invention”!