Un futur post-Covid-19: Quand les plus aisés se voient forcés de se mélanger au peuple - 20/04/2050

Depuis la fin de la pandémie en 2020, toutes les analyses sont venues confirmer le fait que cette pandémie, ce fameux “Grand Confinement”, ne s’est contenté que de mettre encore plus en relief les problèmes et inégalités du monde d’alors.

Des inégalités à identifier ce n’est pas cela qui manquait à l’époque! Mais une qui a été fortement marquée dès le démarrage de la crise, et notamment aux Etats-Unis, a été celle des privilèges des plus aisés pour accéder à des services de soins de façon efficace, de qualité et sans avoir à passer par les mêmes procédures que tout le monde.


Nombreux ont été les informations relayées sur ces familles aisées faisant appel à des concierges privés pour aller chercher leurs tests de dépistages, où qui ont recruté des médecins personnels… Sans compter bien sûr ceux qui ont pu se “confiner” dans des demeures ou sur des yachts de luxe, laissant les autres continuer à aller au travail et se mettre en danger pour faire fonctionner l’économie.

La situation a été la même lorsqu’il s’est agi d’avoir accès à du matériel de protection et aux premiers traitements scientifiquement validés. Malgré l’appel général à la coopération internationale et à la solidarité individuelle, nombreux sont celles et ceux qui ont usé de leur richesse ou de leur pouvoir pour s’octroyer des priorités au détriment de la grade majorité.


Pour beaucoup cette situation se présente comme tellement normale pour cette époque passée, mais pour autant, elle reste aussi surprenante que se rappeler qu’il fut un temps les gens étaient autorisés à fumer dans les avions!

Le problème résidait dans le fait qu’à l’issue de la crise, cette situation a encore plus empiré. Comme le reflux de la vague découvrant le sable sur la plage, la pandémie a eu tout d’abord une phase d’accroissement de ces inégalités et en se retirant, la vague du virus est venue révéler nos pires attraits.

Très certainement porté par nos peurs instinctives et la volonté de revenir au monde d’avant la pandémie, de nombreux gouvernements, notamment dans les pays les plus puissants, ont mis en place des mesures visant à favoriser ces catégories aisées: non réformes des politiques de sécurité sociale, non contrôle des aides gouvernementales mises à disposition des entreprises et qui ont, au final, plus servies à des investissements sur les marchés financiers… On a alors vite observé la fermeture de nombreux hôpitaux publics et la montée en flèche des produits pharmaceutiques, boostés sur les marchés par cette désormais peur concrète d’une nouvelle pandémie.

Jouant sur les anxiétés collectives, les industries pharmaceutiques ont pu générer d’importants profits qui ont été ensuite redirigés dans des investissements au profit de services haut-de-gamme pour familles aisées souhaitant se protéger des secondes, troisièmes et nombreuses autres vagues pandémiques qui ont suivi la première phase de la pandémie.

Il aura fallu attendre près de 15 ans et une économie au bord du gouffre du fait d’une main d’oeuvre épuisée par des maladies chroniques accentuées par le changement climatique, une impossibilité persistante à joindre les deux bouts… pour que les gouvernements changent de braqué et se rendent compte du faible coût à long terme de politiques de santé publique et de sécurité sociales inclusives et universelles.


Comme dans toutes crises, malheureusement, l’humanité a d’abord réagi instinctivement, se laissant submerger par ses peurs primaires et des comportements préhistoriques qui n’auront fait que fragiliser sa résilience lorsqu’elle aurait dû la renforcer par plus de coopération et d’échanges.


Espérons que, désormais que la dynamique positive et globale est lancée, les catastrophes à venir, de plus en plus probables permettront de développer des retours d’expérience plus rapides et plus sains. A défaut de quoi, notre espèce risque de se noyer très rapidement!

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